OFFRE n° 443 : PROCHE DE BESANCON
Beaucoup de charme et d'authenticité pour ce château à la charnière des XVIII/XIX ème siècles, ayant des éléments issus des XIII/XVI ème siècles,
Comprenant une habitation principale, ferme, pigeonnier, écurie, graineterie, bûcher, basse-cour, garage,
Caves voûtées, souterrains, chapelle, pont-levis, source d’eau potable, étang, serre, potager.
Terrain en nature de pré, friche et bois, sur une surface de 7 hectares env.
Gros œuvre en bon état
Intérieur à rafraîchir.
Desservi par l’autoroute A 36 et un terrain d’aviation.
Situé à 50 minutes de Belfort, 90 minutes de Bâle (Suisse) et 100 km de Neufchatel.
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HISTORIQUE DU CHATEAU:
En 1674, le château fut à l'origine une maison de campagne des archevêques, mais devint rapidement le siège d'une communauté de missionnaires fondé par Antoine de Grammont, Grand Evêque, en même temps qu'il fonda le grand séminaire. En 1682, on y établit les missionnaires. Les bâtiments qu'ils occupaient formaient un quadrilatère de 82 mètres de long sur 60 de large. L'aile du midi était occupée par une chapelle en forme de croix latine, avec une tribune ouverte sur le choeur et trois autels. L'autel principal était dédié à Notre-Dame de l'Assomption, fête patronale de la communauté. On vénérait dans cette chapelle une ceinture de la Très Sainte Vierge, rapportée de Rome par Célidoine, en même temps que les reliques de Saint Etienne. Les missionnaires, au nombre de douze, firent un bien considérable à travers tout le diocèse, qui comprenait alors le Jura. Ils ravivaient la ferveur, combattaient les abus, régularisaient les situations, établissaient des oeuvres de persévérance, faisaient disparaître les mauvais livres, immoraux et irréligieux. Ils laissaient dans les familles comme souvenirs des missions des bons livres écrits par eux. Quand fut voté la Constitution civile du Clergé, aucun des missionnaires ne prêta serment. La maison fut fermée en mai 1791, le mobilier fut vendu et les missionnaires se dispersèrent. Toutefois l'un deux, l'abbé Constant sauva de la profanation la ceinture de la Sainte Vierge. En 1815, l'abbé Bardenet obtint de Louis XVIII les autorisations nécessaires afin de reconstituer la mission avec quatre missionnaires qui restaient de l'ancienne communauté et fit construire en deux ans, de 1816 à 1818 la maison telle que vous la voyez. Mais le projet de rétablir la mission fut annulé. La maison est vaste, toute en pierres de taille et repose sur des caves voûtées, à trois nerfs, entourées de terrassements murés, qui donnent un peu à l'édifice l'aspect d'une forteresse. Monsieur Bardenet était riche et songeait à l'avenir. D'après son plan, la maison, propriétaire de vignobles dans le Jura, fournirait aux prêtres du diocèse du vin de messe. C'était du même coup, faire une oeuvre utile et créer les ressources nécessaires à la communauté.
A côté de la maison des missionnaires, se trouve une grande maison à fenêtres multiples et rapprochées. Après la révolution, on sentait le besoin des retraites fermées. Les missionnaires les imposaient quelquefois à leurs pénitents avant de leur donner l'absolution. Peu à peu l'on dut renoncer à cet usage et cette maison fut occupée successivement par le séminaire de philosophie, par des orphelins, puis par un pensionnat.
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